Bébé imaginaire


Bébé - There's going to be a baby 
Helen Oxenbury 
John Burningham 
Traduction d'Alice Delabre 
Édition du Père Castor-Flamarion 

Album est dédié à Klara et Emil sont les enfants de Helen Oxenbury et John Burningham puisqu'ils formaient un couple. Il y a une indice dans la dédicace "tout mon amour". 

Une maman annonce à son enfant la venue d' un bébé à la maison. Mais, pendant les neuf mois d'attente, tous les pronostics sont permis quant à savoir ce qu'il fera plus tard... Garçon ou fille ? À choisir, plutôt un garçon pour pouvoir jouer avec lui. Comment s'appellera le bébé ? Et qu'est-ce qu'il fera plus tard ? On n' a pas vraiment besoin d'un bébé, si ? Autant de questions qui agitent l'esprit du futur grand frère dans l'attente de la naissance... Patiemment, Maman répond et le rassure.

Le bébé est absent de la couverture, à gauche la maman tient dans ses mains son jeune enfant en lui annonçant qu'il va avoir un petit frère ou une petite soeur. Sur la couverture anglaise la maman debout enceinte s'adresse à son jeune enfant. J'aime beaucoup cet album grand format carré, 


Ce très beau poème sur la thématique du bébé imaginaire va très bien à cet album : 
D'où suis-je venu ? Où m'as-tu trouvé ? demande bébé à sa mère.

Elle pleure et rit tout à la fois et, pressant l'enfant sur sa poitrine, lui répond :Tu étais caché dans mon cœur, mon chéri, tu étais son désir.

Tu étais dans les poupées de mon enfance.

Et quand, chaque matin, je modelais dans l'argile l'image de mon dieu, c'était toi que je faisais et défaisais alors.

Tu étais sur l'autel avec la divinité de notre foyer ; en l'adorant, je t'adorais.

Dans tous mes espoirs, dans toutes mes amours, dans ma vie, dans la vie de ma mère, tu as vécu.

L'Esprit immortel qui préside à notre foyer t'a choyé dans son sein de tout temps.

Dans l'adolescence, quand mon cœur ouvrait ses pétales, tu l'enveloppais, comme un parfum flottant.

Ta délicate fraîcheur veloutait mes jeunes membres, tel le reflet rose qui précède l'aurore.

Toi, le chéri du ciel, toi dont la sœur jumelle fut la lumière du premier matin, tu as été emporté par les flots de la vie universelle, qui t'a enfin déposé sur mon cœur.

Tandis que je contemple ton visage, la vague du mystère me submerge : Toi qui appartiens à tous, tu m'as été donné !

De crainte que tu ne m'échappes, je te tiens serré sur mon cœur.

Quelle magie a donc livré le trésor du monde à mes bras frêles ?
Le jardinier d'amour de Rabindranath Tagore

Commentaires